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    <title>Bordéole</title>
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    <updated>2026-10-08T16:25:21-04:00</updated>
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        <title>Exercice de pensée sur l&#x27;actualité autour de l&#x27;IA</title>
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        <updated>2026-10-08T09:41:17-04:00</updated>
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                    Disclaimer : Comme le précise le titre, ceci n'est qu'un exercice de pensée et n'affirme ni n'infirme rien. Je prend juste un petit moment pour mettre en avant une théorie qui, même si elle se révèle incomplète et/ou fausse, permet de prendre en compte la&hellip;
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            <![CDATA[
                <div><strong><i>Disclaimer : Comme le précise le titre, ceci n'est qu'un exercice de pensée et n'affirme ni n'infirme rien. Je prend juste un petit moment pour mettre en avant une théorie qui, même si elle se révèle incomplète et/ou fausse, <span style="color: #000000;">permet</span> de prendre en compte la multitude d'enjeux interconnectés de l'intelligence artificielle.</i></strong></div>
<div> </div>
<div class="paragraph">Il y a un monde où tous ces discours autour des dangers apocalyptiques de l'intelligence artificielle, de la part des compagnies elles-mêmes, appelant à ralentir leur développement, viennent du fait que ces dernières voient poindre la ligne d'arrivée un peu trop vite.</div>
<div class="paragraph">Peut-être que les IA atteignent rapidement mais sûrement une sorte d'apogée (après tout, ne dit-on pas que tout va de plus en plus vite, pourquoi pas les plafonds ?) et que les compagnies responsables ne voient qu'un seul moyen de masquer cette vérité : réguler, freiner, pour que le monde financier ne réalise pas que la fête est finie.</div>
<div class="paragraph">Pour quelles raisons feraient-elles ça vous me direz ? Tout simplement pour ne pas provoquer une apocalypse, qui serait financière en réalité. Les sommes astronomiques qui ont été mis en jeu l'ont été pour nourrir la promesse d'une croissance vers un outil répondant à un certain nombres de promesses réalisant le rêve mouillé du patronnat et du monde financier libéral : se débarasser des salariés, ou du moins, baisser la masse salariale.(l'usage de l'IA sans changer cette masse salariale est une autre histoire en terme de productivité, mais revient forcément plus cher pour un patron). Force est de constater que la promesse est loin d'être comblée, à tel point que les plus enthousiastes (cyniques?) des entreprises ayant fait le choix audacieux (mortifères?) de remplacer une partie de leurs employés par un chatbot ou une équipe d'agents automatisés ne voient aucune valeur ajoutée, pire, réduisent la voilure ou font machine arrière.</div>
<ul>
<li><a href="https://www.mediapart.fr/journal/international/290926/aux-etats-unis-l-economie-reelle-devient-une-part-de-la-bulle-ia">https://www.mediapart.fr/journal/international/290926/aux-etats-unis-l-economie-reelle-devient-une-part-de-la-bulle-ia</a></li>
<li><a href="https://www.dna.fr/economie/2026/07/03/les-usines-ford-font-marche-arriere-dans-leur-utilisation-de-l-ia-et-reengagent-plus-de-300-ingenieurs">https://www.dna.fr/economie/2026/07/03/les-usines-ford-font-marche-arriere-dans-leur-utilisation-de-l-ia-et-reengagent-plus-de-300-ingenieurs</a></li>
<li><a href="https://www.macg.co/intelligence-artificielle/2026/05/lia-coute-cher-et-uber-cherche-encore-le-retour-sur-investissement-308781">https://www.macg.co/intelligence-artificielle/2026/05/lia-coute-cher-et-uber-cherche-encore-le-retour-sur-investissement-308781</a></li>
</ul>
<div> </div>
<div class="paragraph">Sans compter non plus que l'entiéreté d'Internet a déjà été pillé en long en large et en travers et que, aujourd'hui déjà, une bonne partie des mises à jour du corpus d'apprentissage des nouvelles LLM vient des IA génératives qui ont envahi Internet.</div>
<ul>
<li><a href="https://next.ink/145131/lentrainement-sur-des-donnees-synthetiques-talon-dachille-de-lia-generative/">https://next.ink/145131/lentrainement-sur-des-donnees-synthetiques-talon-dachille-de-lia-generative/</a></li>
</ul>
<div> </div>
<div class="paragraph">Ajouté à ça qu'on arrive à un engorgement d'infrastructure et de matériel, les data center ne se construisant pas en deux ans, tout comme une chaîne d'approvisionnement en micro-processeurs (et je ne parle pas des contestations locales qui, fort légitimement, retardent ce genre de projet écocide)</div>
<ul>
<li><a href="https://www.softwareseni.com/the-collateral-damage-of-the-ai-data-centre-boom/">https://www.softwareseni.com/the-collateral-damage-of-the-ai-data-centre-boom/</a></li>
</ul>
<div> </div>
<div class="paragraph">À partir de tout ça, je me demande effectivement comment ces technologies peuvent évoluer, ou plutôt, répondre à la demande démentielle qui est attendue. Et comment peuvent-elles continuer à nourrir le mythe justifiant la croissance actuelle ? (car rappelons-le, la bulle explosera à l'instant même où ce mythe sera considéré comme tel).</div>
<div class="paragraph">Une solution toute trouvée est donc de rendre la technologie assez angoissante et dangereuse, pour avoir les coudées franches de la ralentir. Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. Et en réalité, ça fait un joli d'une pierre deux coups, bien malin. D'un côté on retarde la prise de conscience de la fumisterie financière qu'implique ces immenses accumulations de capitaux basé sur des technologies propriétaires au business model non rentable, en espérant trouver une solution à cet essouflement (ou cette fin de course ?) et d'un autre, on encourage même d'autres investisseurs retardataires ou alors vraiment vraiment enthousiastes (naïfs ?) à venir amplifier le mouvement, car une technologie tellement capable qu'elle en devient dangereuse, c'est forcément un truc qui vaut le coup non ?</div>
<div class="paragraph">Tout ce storytelling est nourri par un certain nombres de discours paradoxalement unanimes allant des techno-enthusiast aux doomers. Si ces derniers ont des raisons légitimes de s'inquiéter des risques démocratiques, écologiques de l'IA, je soupçonne les premiers, à commencer par les compagnies qui produisent ces IA, de développer sciemment ce danger pour simuler un "nouveau palier d'innovation". Vu qu'ils ne savent pas quoi faire de plus pour rendre une IA assez capable, assez puissante pour que le patronat puissent remplacer en masse les salariés et/ou baisser leurs salaires (surtout à un coût acceptable pour une entreprise, quand on voit l'inflation des coûts liés à leur usage, on est en mesure de se poser la question), alors ils ont décidé de démultiplier leurs LLM en créant de véritable boîte de pétri "agentique".</div>
<div class="paragraph">J'entends que c'est fascinant la manière dont des comportement émergents apparaissent de ces essaims de LLM qui communiquent et rétroagissent entre elles. J'entends que ça fait peur qu'elles se consultent et s'organisent pour pirater un site (je fais référence à Hugging Face, mais bien d'autres ont été victimes, dont des agences gouvernementales). Mais on a tendance à oublier que les responsables de ces "attaques" sont avant tout les personnes qui ont mis en place l'écosystème de ces fameux tests qui se passent mal. Enfin! Qu'on vienne pas me dire que ces compagnies aux moyens illimités mettent tout en place pour créer des bacs à sable d'entraînement sécuritaires, quand ils laissent (sciemment ?) une porte de sortie quelque part vers Internet. Après ils viennent dire "Olalala ! L'IA s'est échappée ! Elle est si dangereuse!". Pour rappel, une connexion à Internet est une connexion physique, et ces IA n'ont aucune capacité, aussi puissantes soient-elles, pour s'organiser et brancher un câble. Ou brancher un modem wi-fi. La première fois on peut appeler ça une erreur (incroyablement dangeureuse et irresponsable), les autres fois, on peut se permettre de douter soit de leurs compétences, soit de leurs intentions.</div>
<ul>
<li><a href="https://cyberveille.ch/posts/2026-08-28-recapitulatif-17-incidents-ou-des-llm-ont-autonomement-hacke-des-tiers-en-2026/">https://cyberveille.ch/posts/2026-08-28-recapitulatif-17-incidents-ou-des-llm-ont-autonomement-hacke-des-tiers-en-2026/</a></li>
</ul>
<div> </div>
<div class="paragraph">Si un jour un laboratoire venait à autoriser ses employé.es à travailler sans gants, sans masques et en laissant les portes ouvertes, sur des colonies de bactéries dangereuses censées être cantonnées à leur boîte de Pétri, et qu'on retrouve ces bactéries dehors, est-ce qu'on accuserait les bactéries ou bien l'inconscience du laboratoire ?</div>
<div class="paragraph">Vu leurs innovations, les compagnies IA ne sont pas stupides, elles sont capables de construire des bacs à sable étanche. De ce fait, ce qu'elles font est délibérée. (C'est maintenant que je met un petit chapeau d'alumium.) Elle lâche la bête pour créer un vent de panique et derrière demande (implore même) un ralentissement qui n'impliquerait (surtout) pas un ralentissement de l'accumulation de capital !</div>
<div class="paragraph">Avant qu'on me taxe aussi de relativiser les inquiétudes actuelles en les réduisant à de simples complots financiers, je tiens à préciser que l'un n'exclut pas l'autre et que je ne minimise pas le danger, bien réel. Surtout en terme de cybersécurité, en terme démocratique et en terme civilisationnel. Sont littéralement lâché dans la nature des outils ultra-puissants qui sont des boîtes noires aux comportements émergents, par des complexes militaro-industriels qui sont eux-mêmes des boîtes noires pour le commun des mortels (et pour les individus en faisant parti, j'en suis persuadé, malgré l'illusion de maîtrise qu'ils essaient de montrer).</div>
<div class="paragraph">Je ne m'étendrai pas sur le fait que cette danse macabre est une catastrophe écologique, qui est notre danger ultime, dans le sens où tout le monde devrait avoir conscience qu'au final, ces mots que j'écris, ainsi que toutes les réflexions portées sur l'IA et l'infinité de capitaux pariés sur elle n'ont aucune importance face à la réalité physique, cosmologique des limites de notre seul habitat dans l'univers, que nous agressons depuis le début de l'ère industriel sans montrer le moindre signe de ralentissement.</div>
<div><hr></div>
<div class="paragraph">Ainsi, voilà mon constat vis-à-vis de ce discours apocalyptique autour des IAs. J'émet l'idée que les industriels du secteur tentent de cacher les limites structurelles de leurs modèles en multipliant leurs occurences non pas vers des clients (qui ont du mal soit à saisir l'intérêt, soit à trouver ça rentable), mais entre elles-mêmes, via leurs "agents", pour qu'elles s'engrainent et face monter une sauce imprévisible. Ça donne de l'agitation, du mouvement qui fait illusion. Qui font oublier aux patrons que les technologies d'IA n'ont toujours pas répondu de manière satisfaisante à la promesse d'être plus performante, et moins chère, qu'une masse salariale qui peut se plaindre, qui peut réclamer et, pire, se syndiquer (mais que promis, grâce aux agents, ça arrive !). La bulle éclatera au moment où ce mythe se révèlera en tant que tel et toute cette séquence angoissante n'a pour but que de temporiser dans l'espoir que les compagnies d'IA transforme ce mythe en réalité, avant que les marchés soient lassés d'être dupés. En attendant, le danger se répand quand même.</div>
<div class="paragraph">J'insiste à nouveau sur l'idée que c'est une hypothèse bien trouée. Après tout, comme je le disais, on a affaire à des boîtes noires imbriquées et interdépendantes et personne ne sait complètement ce qu'il se passe à l'intérieur. Mais je tente, comme tout le monde, de trouver des mots pour expliquer le malaise que je ressens face à ce que je considère être comme un mélange de panique/hypocrisie/condescendance/irresponsabilité de la part de ces personnes et entités incestueuses qui prennent des décisions pour notre futur commun.</div>
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        <title>Faire un site pas beau</title>
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        <updated>2026-10-04T16:31:55-04:00</updated>
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                    Sous ce titre qui ne sert juste que de prétexte, je souhaite présenter une des petites démarches que j'ai via ce blog, et parler un peu des réflexions qui m'ont amenés à le faire de cette manière. Pour commencer, tout démarre d'une volonté loin d'être&hellip;
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                <div class="paragraph">Sous ce titre qui ne sert juste que de prétexte, je souhaite présenter une des petites démarches que j'ai via ce blog, et parler un peu des réflexions qui m'ont amenés à le faire de cette manière.</div>
<div class="paragraph">Pour commencer, tout démarre d'une volonté loin d'être noble : la flemme. La grosse flemme. Celle qui me fait dire : "Oh non je vais pas commencer à coder du html/css à la chaîne et à devoir gérer un rss à la mano". Pour ça qu'initialement, j'émettais l'idée de démarrer ce projet sur une plateforme comme Substack. Aussi, on peut me dire qu'aujourd'hui on peut faire des sites supers sans avoir à coder, où il suffit de glisser/déposer des blocs et s'occuper uniquement du contenu. (Et non, s'il vous plaît, je ne veux pas parler d'IA ! Pas aujourd'hui !) Mais finalement, j'ai compris que j'avais un besoin de de faire tout (ou presque) par moi-même : construire un site que je gère sur mon propre serveur que j'héberge chez moi. Pour lequel je ne dépend pas d'une quelconque organisation privée et, comble du pire, comble de l'angoisse, américaine. C'est une forme de résilience aussi.</div>
<div class="paragraph">Partant de là, étant quand même quelqu'un qui aime se prendre la tête (c'est une manière de procrastiner comme une autre vous me direz), j'ai souhaité que ce ce site réponde à une forme de revendication. Une volonté d'exprimer ce que j'aime d'Internet. Et ce que j'aime, ce sont ces sites un peu austère qui regorgent d'écrits passionants et qui ne se fardent pas d'un habillage tape-à-l'œil digne des pires blogs à sponsoring. Où les seules tentatives esthétiques sont des constructions un peu branlantes d'expérimentations personnelles, permettant de garder ce caractère hétérogène, décentralisé, multiple d'un Internet mondial qui a tendance à s'homogénéiser dangereusement. (C'est un euphémisme : la décentralisation est complètement à la marge aujourd'hui, tout est template de template de template).</div>
<div class="paragraph">Là, je vais parler rapidement de Neocities, tout en vous incitant à aller y jeter un coup d'œil. Car ce que vous y trouverez, c'est l'essence originelle d'Internet. La créativité à l'état pur. On a là-bas une multitude de personnes qui répondent en écho à une sorte de même projet auto-suggéré et où chacun a son petit territoire html/css pour expérimenter et créer.</div>
<ul>
<li><a href="https://neocities.org/browse">https://neocities.org/browse</a></li>
</ul>
<div> </div>
<div class="paragraph">Si vous y faites un tour, vous remarquerez alors que je suis très loin d'avoir quitté le rivage du raisonnable concernant mon blog mais, quand même, je compte m'inscrire dans cette mouvance qui renvoit vers un Internet un peu fantasmé des années 2000.</div>
<div class="paragraph">En effet, j'ai découvert Internet peu avant l'avènement du web 2.0 et les premières impressions de rétine que me renvoyait les ordinateurs connectés de l'époque ressemblaient peu ou prou à ce que vous voyez maintenant sur ce site. Même si j'avais le temps, l'énergie et la volonté d'habiller un peu plus ce site, ce ne serait pas à la manière d'aujourd'hui, avec des coins arrondis, des animations léchées, etc… mais davantage de manière régressive, chaotique et, in fine, vivante, comme sur Neocities. Appelez ça de la nostalgie, c'est totalement le cas.</div>
<div class="paragraph">Derrière l'aspect esthétique, il y a aussi une envie de minimalisme numérique. J'ai laissé de côté les solutions trop "clé en mains" comme Wordpress qui, pour avoir souvent été mon couteau suisse dans d'autres situations, sont tout simplement des usine à gaz pour la plupart des projets de blog. Ce dernier, en plus, ne tournerait pas sur mon Raspberry qui en a déjà bien assez de faire tourner un serveur multimédia, un cloud, un pihole et ma bibliothèque en ligne.</div>
<ul>
<li><a href="https://jellyfin.org/">https://jellyfin.org/</a></li>
<li><a href="https://nextcloud.com/">https://nextcloud.com/</a></li>
<li><a href="https://pi-hole.net/">https://pi-hole.net/</a></li>
<li><a href="https://bookorbit.app/">https://bookorbit.app/</a></li>
</ul>
<div> </div>
<div class="paragraph">(Si mon raspberry pouvait me parler, il me dirait certainement d'aller acheter un nouveau serveur et d'aller me faire foutre. Mais quand bien même il pourrait parler, il ne serait certainement pas au courant des prix des mini-pc aujourd'hui ! mais bref...). Grâce à ce minimalisme, je peux héberger un site qui ne pèse qu'une paire de Mo, alors qu'il pèserait sûrement 10 fois plus avec Wordpress. Et si c'est bien pour moi, c'est aussi bien côté lecteur, car les pages se chargent quasi-instantément !</div>
<div class="paragraph">Je ne voulais pas non plus faire apparaître ce qui, personnellement, m'a toujours soûlé dans un blog. Je ne parlerai pas des pubs, étant donné que je n'en vois plus depuis presque 10 ans étant donné que j'ai très vite adopté des bloqueurs. Non plutôt tout ce qui entoure le contenu d'une page et qui finit par surcharger tout l'écran ! Les recommendations d'autres articles sur les côtés, des boutons de partages, des fenêtres contextuelles qui apparaissent quand on veut aller sur un autre onglet ou que tu scrolles vers le haut (dieu que je hais ça !!!), les images partout qui coupe le texte et le contenu, etc…</div>
<div class="paragraph">Tout ce laïus nous amène au cœur de l'argument premier de cette forme choisie : c'est un blog qui partage mes écrits, et les gens sont là pour lire. Sans distraction, sans rien d'autres que de simples mots sur un écran. D'où le fait que je m'inspire aussi du minimalisme d'une liseuse, qui ont elles aussi leur manière de faire partie, pour certaines, d'une forme de small web (ne serait-ce que grâce à leurs écrans e-ink).</div>
<ul>
<li><a href="https://smolweb.org/index.html">https://smolweb.org/index.html</a></li>
</ul>
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        <title>Résister à la stupéfaction</title>
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        <updated>2026-10-01T10:24:40-04:00</updated>
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                    Tous les matins j'essaie de lutter contre l'irrésistible envie d'ouvrir mon téléphone et d'aller sur mon fil RSS et Reddit. Car dans ces moments là je me fais submerger par un raz-de-marée anxiogène et je me retrouve un peu paralysé. Trump existe toujours, l'extrême droite&hellip;
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            <![CDATA[
                <div class="paragraph">Tous les matins j'essaie de lutter contre l'irrésistible envie d'ouvrir mon téléphone et d'aller sur mon fil RSS et Reddit. Car dans ces moments là je me fais submerger par un raz-de-marée anxiogène et je me retrouve un peu paralysé.</div>
<div class="paragraph">Trump existe toujours, l'extrême droite continue de monter sous l'œil amical de nos soit-disant "centristes éclairés" qui continuent de vouloir engrosser la machine libérale du monde en nous vendant leur solution de remplacement de salariés ultime et mensongère : l'Intelligence Artificielle. Puis entre toutes ces actualités pour myopes, on nous rappelle parfois que la terre brûle mais bon, l'essence coûte bien trop cher.</div>
<div class="paragraph">Et le pire vient sur Reddit où je ne peux pas m'empêcher d'aller voir les commentaires, qui ne sont pas forcément à côté de la plaque (comme sur d'autres réseaux) mais qui me donne l'impression quand même d'être au milieu d'une masse qui hurle de panique et court dans tous les sens sans s'écouter : pas quelque chose de super entraînant pour débuter sa journée à 5h30 non ?</div>
<div class="paragraph">Alors, en vrai, les journées où je dois aller au travail, cette sensation disparaît à mesure que mon cerveau devient occupé à autre chose, c'est à dire ramasser des tonnes de caisses pour les amener d'un point A ou un point B dans un entrepôt en écoutant des podcasts sur le jeu vidéo ou la philo. Parfois un peu d'actu mais traitée avec profondeur ce qui, paradoxalement, donne plus de préhension au problème, le rend moins irritant car plus compréhensible.</div>
<div class="paragraph">Mais le plus compliqué, c'est quand je suis en congé, pendant mes jours de repos et que je veux les occuper à écrire, lire et créer des choses. Je suis toujours plein d'entrain quand je pense à mes journées du lendemain en me disant : "ah je vais pouvoir lire en buvant un bon café!" ; "ah demain je me pose et j'écris sur cette réflexion que j'ai noté tout à l'heure (ou il y a dix mois)" ; "ah demain je vais être PRODUCTIF".</div>
<div class="paragraph">Que nenni! La plupart du temps ça se passe ainsi : je me lève, je lis (ouf!), puis par la force des choses je tombe sur mes applications qui me permettent de m'informer. Et à ce moment là, TOUT me paraît TELLEMENT dérisoire. Tous ces projets, toutes ces envies, toutes mes volontés fondent comme neige au soleil. Je perds toute énergie en considérant à quel point je me sens IMPUISSANT.</div>
<div class="paragraph">Je vais prendre pour exemple ma matinée d'aujourd'hui, à l'heure où j'écris ces lignes. En repos, réveil 7 heures, je finis le dernier livre de Doctorow que j'ai dévoré (The Reverse Centaur's Guide to Life After AI ). Météo mentale : grand soleil. Je me sens motivé à continuer à travailler sur mon blog, à continuer de me renseigner pour développer une IA en local, mais motivé surtout à écrire ! (une motivation rare en ces derniers temps).</div>
<ul>
<li><a href="https://www.goodreads.com/en/book/show/245645195-the-reverse-centaur-s-guide-to-life-after-ai"> le livre de Cory Doctorow</a></li>
</ul>
<p>Ensuite je vais aux toilettes, et comme tout bon occidental du XXIe siècle, j'emporte de manière pavlovienne mon téléphone et me met à lire les actualités. Je vois les manifestations lycéennes en France, l'impunité des violences policières passées et présentes, le mutisme des médias autour des revendications de la jeunesse, pire, la condamnation de leur révolte légitime. Puis je vois Trump, Netanyahu et toutes les chiures du monde qui existent, parlent et le détruisent pour servir leurs intérêts personnels. Météo mental : brouillard humide, froid avec une qualité de l'air à donner de l'asthme. Autant dire que toute motivation de faire quoique ce soit aujourd'hui s'envolait. J'allais sûrement finir par tuer des Genma toute la journée sur Onimusha.</p>
<div class="paragraph">Mais je commence à me connaître et avoir l'habitude de moi (heureusement vous me direz après 30 ans). Et ça fait quelques temps que je met un mot sur cet état qui s'empare de moi. Je n'invente rien, je découvre davantage. Je pourrai même pas affirmer que c'est le mot adéquat mais j'aime l'utiliser car j'aime comment il se prononce : la stupéfaction.</div>
<div class="paragraph">Il y a un côté qui tape, qui fouette puis qui t'immobilise derrière. Et c'est comme ça que je me sens quand je lis toutes ces merdes et que derrière, je suis convaincu que, quoique je pense, quoique je fasse, je ne sers à rien, ça ne sert à rien.</div>
<div class="paragraph">Malgré tout, je tente de résister à cet état en faisant des petits pas. Vu de l'extérieur c'est pas trop visible mais c'est néanmoins un lourd travail de déconstruction, en grande partie lié à ma personnalité assez peu sûre d'elle quand même. Mais ça prend. Et ces petits pas font partie des choses dont j'ai envie de parler sur ce blog, le blog en lui même étant un petit pas. Mais je ne vais pas tout révéler dès maintenant ça n'aurait aucun intérêt éditorial non ? (Puis qui a encore la capacité de lire des choses sur Internet pendant plus de cinq minutes ?)</div>
<div class="paragraph">Je me disperse mais si vous vous rappelez bien j'étais en train de raconter ma matinée. On en était au moment où je sortais des toilettes, déprimé.</div>
<div class="paragraph">Et bien à ce moment là, j'ai décidé de faire un petit pas. Vu que je suis dans ma période où j'essai de donner vie à ce blog, je me suis dit que j'aller parler de ça, là, maintenant. J'allais mettre des mots, intelligibles, ou presque, sur ce ressenti ( je dis ça car quand j'écris pour moi c'es difficilement compréhensible et faut avouer que en ce moment, j'écris à moitié pour moi-même)</div>
<div class="paragraph">Donc me voilà, devant mon écran, en tapant sur mon clavier, fantasmant le fait que je serai lu mais au moins en faisant l'effort de jeter cette bouteille à la mer.</div>
<div class="paragraph">Arrivé à ce stade de votre lecture, vous vous demandez à quel moment je vais donner des éléments de réponses à la question dans le titre ?</div>
<div class="paragraph">On y vient.</div>
<div class="paragraph">Quelques pistes de solutions se sont glissés ici et là pendant mon préambule. je vais commencer par cette histoire de Reddit.</div>
<div class="paragraph">Je comptais m'attaquer aux réseaux sociaux dans un autre article donc je parlerai de Reddit à ce moment, notamment des raisons qui m'ont poussé à y rester mais derrière ça reste un endroit où je peux y scroller de manière addict. Donc pour résoudre ce problème j'ai mis un limiteur de 30min/jour à mon navigateur (car supprimer l'appli ne suffit pas), ce qui me préserve quand même d'une sorte de longue stupéfaction disséminée le long d'une journée entière. Le résultat étant que, à la place de scroller, je lis mes livres numériques ce qui a le don d'être bien plus stimulant mais surtout bien moins stupéfiant.</div>
<ul>
<li>conseil numéro 1 : arrêtez de scroller sur les réseaux sociaux (c'est bateau mais desfois faut rappeler les fondamentaux (genre ne pas fumer, faire du sport, manger cinq fruits et légumes par jour, etc…) ) Promis les autres conseils sont un peu plus développés.</li>
</ul>
<div> </div>
<div class="paragraph">J'ai parlé ensuite de mes podcasts au travail.</div>
<div class="paragraph">Il faut savoir que je travaille 40h/semaine et que ça me donne beaucoup, beaucoup de temps pour écouter des choses (parfois j'écoute juste un peu de synthwave, ça a toujours de l'allure sur mon transpallette). J'ai un travail qu'on pourrait considérer comme aliénant et pourtant je le vis plutôt bien et c'est sûrement parce que ça me fait pas mal bouger le corps mais aussi parce que j'apprends plein des choses (qui n'ont, mais alors, strictement rien à voir avec ce travail.)</div>
<div class="paragraph">Comme je disais j'écoute des podcasts sur la philo, les jeux vidéos, la géopolitique, la défense aussi, et même les actus de manière générale. (tiens je ferais peut-être une page de reco) Les sujets abordés sont rarement réjouissants (oui, même dans le jeu vidéo, étant donné qu'il y a des milliers de licenciements par trimestre au moins) mais pourtant j'ai clairement moins, voir pas du tout cette sensation de sidération. Tout simplement car ces sujets sont abordés sur le temps longs, par des experts de leur domaine (pas par des éditorialistes népotiques noyés dans leur Dunning-Krugger) qui donne ainsi le temps à la réflexion. On est clairement pas sur l'ordre du commentaire, de la dépêche qu'on te fouette au visage, accompagné d'un titre putaclic destiné à provoquer de l'engagement pour vendre des espaces publicitaires.</div>
<div class="paragraph">Donc je ne suis pas déprimé, je ne me sens pas impuissant, car je réfléchis. On me donne matière à réfléchir. Je reste pas dans la vase, la stase d'une surface épistémologique, d'apprentissage nauséabonde et paralysante. J'ai l'énergie de plonger en profondeur dans le cœur de sujets, de leurs enjeux. Et derrière je vois se dessiner des idées, des futurs possibles, des actions. Bref, je vois se dessiner une prise personnelle sur le monde. Tout le contraire de l'impuissance.</div>
<ul>
<li>conseils numéro 2 : consommer du contenu long, qui demande de l'investissement réflexif. Et qui en plus fait travailler votre capacité d'attention (un autre vaaaaste sujet).</li>
</ul>
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<div class="paragraph">Pour finir, on va parler de cet article en lui-même, ce qui rend le tout un peu méta. Car une manière de résister à la stupéfaction, qui implique littéralement une sorte de paralysie, c'est de bouger. C'est de se mettre en branle, d'agir. Faire un truc. Même s'il s'agit d'un petit pas. Vaut mieux faire 1% de quelque chose que 0%. Alors ces lignes peuvent donner l'impression que je donne une petit leçon de développement personnel mais pas d'inquiétude je ne sers pas de ce pain là. Moi le premier je me complais dans la stase de la sidération, m'en servant comme prétexte pour jouer, procrastiner, me dénigrer moi et mes projets. Mais à côté je vois le bien-être, ou du moins la satisfaction, que me procure le simple fait de faire quelque chose. Genre même faire la vaisselle, passer l'aspirateur, je trouve ça cool une fois fait.</div>
<div class="paragraph">Et là je sens une satisfaction de sentir que j'ai écrit cet article (car oui on a bientôt fini je pense).</div>
<div class="paragraph">Ce dernier conseil regroupe les deux derniers, dans le sens où, on écrivant cet article, je fuis à la fois le scroll hypnotisant qui m'a déprimé ce matin et je propose du contenu un minimum long et, à défaut d'être profond, au moins personnel. Je vois à quel point l'investissement que je donne à la réflexion, à l'attention, à l'apprentissage, la compréhension, le partage m'éloigne de tout état ou sensation d'impuissance vis à vis de ce monde qui, malgré tout, reste bien merdique. Pourtant je sais très bien que je risque de revivre la même stupéfaction demain, ou cet aprem peut-être ! </div>
<div> </div>
<div class="paragraph">Si je gratte un peu la surface de ce phénomène, je vois bien qu'il y a deux petites créatures sur mes épaules.</div>
<div class="paragraph">L'une d'elle, un petit diable tout tranquille, avec une cravate et un sourire suffisant (qui parfois fait quelques saluts nazis, on sait pas pourquoi. Enfin si on sait mais on préfère se dire que c'est des saluts romains), représente des personnes qui veulent garder ce monde bien merdique car ça sert leurs intérêts. Ils veulent me laisser dans cet état de stupéfaction, d'addiction, d'impuissance. Certes, ils me délestent d'une forme de responsabilité de vivre qui peut m'angoisser. Je peux alors passer mon temps à me divertir, à me shooter de dopamine et avoir peur du changement. Selon eux c'est gagnant-gagnant, car, en plus de ne pas me révolter contre cette situation de servitude volontaire, je leur fais gagner de l'argent en leur donnant mon temps, mon attention (et pour certaines victimes, cela va même jusqu'à leur donner leur intimité, le stade ultime de leur modèle de croissance, mais ça c'est un autre sujet)</div>
<div class="paragraph">Et l'autre créature, c'est un petit diable malingre, un peu foufou et chaotique, qu'on a de la difficulté à comprendre. Mais il a en lui toutes les voix du monde. Ces milliards de potentiels de créativité. Un bordel impossible à saisir dans son entiéreté. Mais qui représente la véritable vitalité. Et quand tu l'écoutes attentivement, tu entends différents points de vue, tu entends des histoires personnelles, des théories scientifiques, sociales, etc… Tu vois des œuvres d'art, tu entends de la musique, etc… Et tout ça te donne les clés pour comprendre un peu plus le monde qui t'entoure. T'aide à comprendre un peu plus ton voisin. Le seul problème c'est que se confronter à autant de points de vue, autant d'idées, ça fatigue, c'est frictionnant. Peut-être que je devrais écouter l'autre diablotin ?</div>
<div class="paragraph">Bref, vous l'aurez compris, je suis plutôt dans la team diablotin fou. Et comme toutes ces personnes que j'ai croisé virtuellement ou pas, à travers des rencontres, des vidéos, des livres, des films, des jeux, etc… Je veux faire partie de ces multiples voix qui font chasser la stupéfaction. Car, à défault de bien expliquer, d'enseigner, ne souhaitant pas donner de leçon, je souhaite au moins piquer la curiosité, inciter les gens à vouloir se renseigner un peu plus, auprès de personnes qui, elles, sont davantages capables, davantage érudites, etc… Mais aussi partager un peu de mon intériorité, comme d'autres ont pu partager la leur et inspirer, plus ou moins, une partie de la mienne. Une bien belle boucle de rétroaction dans cette immense chaos qu'est l'humanité. Boucle rendue impossible par la stupéfaction. Et au final c'est ce que je souhaite faire avec ce blog et, aujourd'hui, avec et article, qui m'a sorti de ma stupeur du matin</div>
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<li>Conseils numéro 3, 4, 5, 6, 7 : Écrivez. Partagez et écoutez. Agissez. Fuyez les modes, les trend et les template. Embrassez le chaos comme l'est cette conclusion. Partagez ce qui est réellement personnel, ce qui éveille votre curiosité, ce qui éveille votre conscience. Partagez vos doutes, vos peurs et vos faiblesses. Partagez les voix qui vous inspirent. Et partagez la vôtre même si elle est bégayante. Bref, ajoutez la aux multiples voix du diablotin fou.</li>
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        <title>Pourquoi blogger ?</title>
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            <name>bordeole</name>
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            <category term="bordel"/>

        <updated>2026-09-26T12:39:43-04:00</updated>
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                <![CDATA[
                    Je commence à écrire cette publication sans trop savoir où je m'en vais. Et je pense que ça symbolise aussi l'intention que j'ai pour ce site. Celle d'un mouvement improvisé plutôt que de tourner autour de mêmes sujets, de mêmes thèmes. Il faut savoir que&hellip;
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            <![CDATA[
                <div class="paragraph">Je commence à écrire cette publication sans trop savoir où je m'en vais. Et je pense que ça symbolise aussi l'intention que j'ai pour ce site. Celle d'un mouvement improvisé plutôt que de tourner autour de mêmes sujets, de mêmes thèmes.</div>
<div class="paragraph">Il faut savoir que mes réflexions et idées sont toujours issus de mes lectures, visionnages du moment et que je dois les saisir dans l'instant si je ne veux pas qu'elle retourne dans la stase de la création : cet espèce de dimension parallèle d'où surgissent les illuminations mais qui demande un certain savoir-faire pour les attraper et les conserver.</div>
<div class="paragraph">Alors j'arrive à les attraper, les conserver; Mais je ne peux pas les garder au chaud pour "en parler plus tard", "en parler quand j'aurai le temps" car c'est la meilleure manière, pour moi, de rendre ensuite quelque chose de désincarné, qui ne touche qu'à peine l'engagement que j'ai pu avoir, ou, pire, de ne rien rendre du tout.</div>
<div class="paragraph">Voilà pourquoi je ne sais pas où je m'en vais ici. J'écris car je sais que je dois écrire une première publication.</div>
<div class="paragraph">Tout ce site est un peu la v2 de ma tentative de blog. J'avais commencé par un site statique que je codais en dur en html/css mais la flemme (soyons honnête) de mettre en page, d'organiser les choses et, malheur, de créer un flux rss m'a conduit à poster (de manière plus ou moins assidu) un simple journal où je dégueulais mes pensées de la semaine.</div>
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<li><a href="https://bordeole.net/journal.html">Journal</a></li>
</ul>
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<div class="paragraph">Maintenant j'utilise Publii, un CMS local qui, je trouve, me sert parfaitement d'entre deux entre la volonté de minimalisme et de personnalisation "rapide". Ça m'évite d'utiliser une usine à gaz comme wordpress pour un simple blog de post. Mais passons, car j'ai envie de parler de toute cette volonté d'auto-hébergement et de minimalisme numérique à un autre moment.</div>
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<li><a href="https://getpublii.com/">Publii</a></li>
</ul>
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<div class="paragraph">Je me suis dis que j'allais profiter de l'indécision caractéristique du premier pas dans un projet pour parler de cette indécision, justement. Malin non ?</div>
<div class="paragraph">Évidemment que cela part d'une volonté, bien trop forte pour être censurée, de m'auto-justifier. Car ne nous voilons pas la face et parlons de l'éléphant au milieu de la pièce : j'ai une tendance bien saboteuse à manquer de confiance en moi et à me sentir légitime.</div>
<div class="paragraph">Alors comment créer quelque chose quand je me retrouve entre l'enclume de la peur et le marteau de la volonté viscérale de parler, de transmettre, de partager ?</div>
<div class="paragraph">Et bien, pour l'instant, comme tout acte douloureux, effrayant mais nécessaire, on serre les dents, on se lance et advienne que pourra. D'où l'aspect décousu, rebutant qui peut en résulter, mais qui, de tout de façon, correspond à ma façon de percevoir et restituer les choses : comme le courant inévitable d'un fleuve qu'il suffit de suivre.</div>
<div class="paragraph">Je vois également dans ce blog une manière de résister. Résister à l'accaparement de notre attention, de notre confiance à faire quelque chose dans cet espace numérique qui nous a littéralement été volé par des entités qui ne pensent qu'à s'enrichir en détruisant la planète, tout lien social, dans l'espoir qu'ils seront les seuls à survivre quand les effets de leur perfidie commenceront à être irréversible.</div>
<div class="paragraph">Cela peut paraître bien ridicule, bien trop petit et complètement inutile. Je suis bien d'accord avec vous. Mais je distinguerais l'utilité d'un acte en fonction de son échelle. C'est sûr que je me sens bien con de revendiquer cette forme de résistance au prisme de l'état actuel des sociétés humaines et de notre planète commune. Mais je trouve pourtant un sens à cette résistance à l'échelle de la collectivité, des proches, à une échelle plus intime. Après tout, je considère que l'on doit reprendre le contrôle sur nos vies, que l'on a complètement laissé échappé. On a laissé le numérique s'en emparer, et loin de moi l'idée de dire qu'il est nuisible, tant les intentions initiales d'Internet étaient remplis d'espérance de lien, de partage : de communauté.</div>
<div class="paragraph">Mais on peut plus se cacher derrière nos petits doigts de mauvaises foi et trouver des excuses quant au fait de se faire enfermer dans des systèmes propriétaires qui cherchent à s'approprier la moindre seconde de votre existence. Je parle des réseaux sociaux, mais aussi des flux d'informations et de l'industrie du divertissement. Et je ne parlerai pas maintenant de l'IA, qui devient un peu le boss final de cette aventure dystopique.</div>
<div class="paragraph">Alors si je peux ajouter ma pierre à l'édifice de cette mouvance d'alternatives et inspirer mes proches, ou des inconnus, à faire de même ( (ré)apprendre ce qu'est internet, maîtrisez, comprendre son matériel, partager ses idées, partager ses opinions, en tant que citoyen du monde…) et bien je le ferai.</div>
<div class="paragraph">Donc oui, faire ce blog est une manière de résister, de montrer que l'on peut donner de la voix, tout en revendiquant de le faire à travers un geste qui nous est propre, pas imposé par un template. C'est aussi, et surtout, une manière de résister à la stupéfaction et la sidération, les parents aimant de la passivité.</div>
<div class="paragraph">Mais en second point, je dirais que c'est aussi une manière de résoudre une tension qui est présent en moi depuis bien plus d'une décennie de pratiques artistiques : trouver ses voies (voix), son tempo, créer en aspiration avec ses idéaux et, surtout, enfin laisser place à l'expérimentation, à l'exploration, hors des sentiers battus imposés par l'Industrie avec un grand I.</div>
<div class="paragraph">D'où cette volonté pseudonyme, qui me permet de me soucier moindrement de ce manque de confiance, d'où ces propositions formelles que je prévois ici (qui seront loin d'être révolutionnaires et originales attention), d'où cette publication qui n'a aucun plan défini.</div>
<div class="paragraph">J'ai mariné pendant une trinité d'années avant de trouver le bon format, j'en ai fantasmé certain, testé d'autres, et ajoutez à ça une bonne dose de procrastination, de peur de l'échec, et on peut être amené à penser qu'une montagne accouche d'une souris actuellement. C'est peut-être le cas d'ailleurs. Peut-être que je vais abandonner ce blog dans deux mois, peut-être que je vais, encore, lui faire changer de forme. Pourtant je pense que cette fois ci ce sera différent. Parce que je souhaite assumer mes errements, mon manque de confiance en moi (et mes fautes d'orthographe).</div>
<div class="paragraph">Après tout, cela fait des années que j'essaie de me débarasser de ces défaults. C'est donc un peu naturellement que je me suis dis que je pouvais changer mon fusil d'épaule et les considérer comme des forces, comme une manière de faire différente. Et pour ça, je veux documenter mes réflexions futiles, mes errements et mes expérimentations, car si je suis sûr d'une chose, c'est que j'apprends énormément, je ne me lasse même jamais d'en savoir un peu plus chaque jour, sur le monde et sur moi-même. Alors cette partie de moi qui veut se sentir utile se demande si ce ne serait pas intéressant de partager tout ça. Mais loin de ces hyper-réseaux qui, au final, nous pousse à dire et faire les mêmes choses, et finissent par isoler celleux qui ne veulent pas rentrer dans leur moule.</div>
<div> </div>
<div>Edit : J'ai oublié de dire aussi que cela va faire deux petites années que je suis des blogs et que je trouve en eux quelque chose que j'avais perdu, qu'Internet a mis au rebus : le goût d'une lecture développée où se trouve un point de vue personnel. Car on aura beau dire, les publications dans les hyper-réseaux ne permettent absolument pas ce genre de contenu, ne serait-ce qu'à cause des centaines de stimulations qu'il y a avant, après et autour du texte de quelqu'un, qui en plus a rarement la même profondeur que celui d'un billet de blog, aussi commun soit-il. Comptez sur moi donc pour faire un petit florilège des blogs que je suis assidument (ou pas mais que je trouve intéressant, j<span style="font-size: inherit;">e crois qu'on appelle ça un blogroll dans le jargon d'ailleurs.</span><span style="font-size: inherit;">) Je ferais aussi une mention à Neocities ! Oulalala mais que d'idées ! </span></div>
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