Journal
Des mots écrits sur le tas, pensées aux rythmes variées selon l'humeur. De la répétition, du brouillon et des fautes. La vitalité d'une pensée brute. Semis, pousses d'herbes, voués à grandir ou condamnés à mourir
21 juin - 28 juin 2026
Je souhaite tester un nouveau format : celui de faire une chronique hebdomadaire ici même afin de ritualiser l'acte. J'en suis venu à cette conclusion en me rendant compte que poster des posts décousus et de manière aléatoires me portait souvent vers de longue absences où je ne voyais pas le temps passer. Alors je sais que d'une certaine manière, je me contredis avec un certain post passé, mais pas tant. J'itère toujours et ce qui va être écrit sera toujours autant décousu et aléatoire, contradictoire et digressant. Mais je veux ajouter un rituel qui me pousse à l'acte et surtout je veux documenter ce temps qui passe. Les stimulations intellectuelles, spirituelles et aussi les réactions à l'actualité. Le faire chaque jour aurait été trop chiant et redondant et je vais tester de le faire chaque semaine. Alors commençons : j'ai dévoré deux livres de Charles Pépin cette semaine, sur la confiance en soi et les vertus de l'échec. L'un m'a beaucoup insipiré tandis que l'autre m'a laissé un peu plus de marbre. J'y ai relu les mêmes préceptes pompeux que j'ai pu lire dans beaucoup de livres de développement personnel et je dois dire que c'est décevant de lapart d'un philosophe d'avoir un angle mort aussi conséquent que celui du biais du survivant. Enfin c'est pas comme si ce n'était pas documenté aujourd'hui ! Bref, je ne regrette pas la lecture, il y avait bien des passages intéressants qui m'ont fait revoir d'une manière différent certains moments de ma jeunesse et ma vision de certains échecs. Mais oubliable. Tandis que ce livre sur la confiance en soi m'a fait du bien, c'était la première fois que je lisais sur le sujet abordé d'un point de vue philosophique et avec des références à cette discipline et ses auteurs. Deux cents pages qui m'ont révélé pas mal de chose, notamment sur l'importance du faire, de l'acte qui confronte au réel et aussi, original mais non moins important, sur l'importance d'admirer les gens et le beau. Qu'au final une certaine forme de confiance en soi naît de cette confiance envers l'existence de la nature et des personnes qu'on aime. Là encore, certains passages qui ressemblent à des livres américains remplis de banalité mais le reste tend vers ce que je commence à concevoir sur ma manière d'aborder le dev perso : que la philosophie est la véritable source de la confiance en soi. Qu'il me faut appréhender cette patte mystique et érudite du/de la philosophe qui a retourné la question et qui s'est inspiré des meilleurs pour conceptualiser, plutôt que les mots mièvres et convenu de l'homme des réseaux sociaux. Donc la lecture confirmait et répondait à mon intuition que les meilleurs livres de développement personnel étaient finalement les livres de philosophie. D'ailleurs la lecture de "la confiance en soi" m'a amené vers le livre éponyme d'Emerson que je viens de commencer. Un livre du XIXe siècle sur le sujet, apparemment un des premiers, a piqué ma curiosité. On verra bien. Je vais ensuite retourner à Edgar Morin, dont la lecture me stimule. Parce que sa vision de la complexité est un véritable défi de représentation et le lire m'amène dans une sorte de rêverie fertile. Parce que complexe, parce que contradictoire, parce que paradoxale, c'est comme lire un escalier penrose. C'est saisir le sens avant qu'il ne m'échappe, goûter au rationnel de la pensée complexe avant d'être ramené à l'évidence que la compréhension est aussi affaire de sensation irrationnelle. Bref, si la philosophie d'Edgar Morin vous fait de l'œil, rendez hommage à ce grand homme en lisant au moins son "introduction à la pensée complexe". Là j'avais commencé "les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur" mais j'ai bifurqué sur la lecture de charles pépin pour des raisons que je ne m'explique pas (j'essai de suivre mes envies pour voir où elle me mène). Pour l'instant je retiens de Morin ce rapport à la complexité (évidemment), mais surtout à l'humilité et à une certaine forme de rigueur dans l'acceptation que rien n'est facile et que les dogmes et les idéologies ne sont que des chaînes qui retiennent l'homme de s'élever. Mélanger les disciplines comme des plantes se mélangeant entre elles pour former l'écosystème, c'est ramener la créativité au même niveau que la science. Pour au final se laisser porter par l'explosion de connaissances, de curiosité et de possibilité. Effet secondaire de cette lecture : le réveil de mon nerf politique. Même à l'étranger, je suis de près la politique française et les entrées en campagnes pour la présidentielle des uns et des autres me ramènent de nouveau à l'idée que La France Insoumise est la mieux placée pour appréhender ce futur qui nous échappe en tant que citoyens "normaux". J'ai eu beaucoup de choses à reprocher à LFI ces dernières années (et pas les polémiques montées de toutes pièces par des médias de plus en plus exaspérant) mais force est de constater qu'il faut arrêter de déconner. Aucun autre parti n'a une vision aussi holistique du futur tout en ayant la capacité de le penser de manière réductionniste. Il y a du boulot, de l'engagement et une sincérité. Sans parler d'espoir de changement (qu'ils sont les seuls à mobiliser), la rentrée en campagne de Mélenchon est une nouvelle fois la seule qui n'apparaît pas comme un évènement politique mais comme un évènement de civilisation : c'est invoquer réellement le futur et le collectif, là où les autres invoquent soit la peur ou la haine, l'isolation, ou bien le statu quo mortuaire et consanguin de ces dernièrs décennies. Tandis que les autres partis de gauche tente de ménager la chèvre et le choux, LFI adopte une posture de combat et rend tous les coups qu'ils ont pris dans la gueule ces dernières années, par moi le premier, je le reconnais. Tout comme je sais reconnaître les idées qui font naître en moi une flamme, si ce n'est d'espoir, au moins de réflexion. Quand tous les autres ne m'inspirent que mépris, lassitude ou pitié. Alors voilà, je n'écris pas de ma plus belle plume mais les intiatives doivent toujours commencer par quelque chose et je redémarre un peu ce journal laissé à l'abandon avec cette chronique qui parle des dernières semaines de mai/juin.
20 mai 2026
Envie de sauter sans filet et d'écrire ici sans n'avoir aucune idée de ce qu'il en sortira. Beaucoup de doutes et de frustrations ces dernières semaines et ces derniers temps, à croire que les seuls mots qui sortent de mon esprit ne sont que des tentatives de visualiser ce qui n'a va pas : rien de bien constructif et/ou positif donc. Mais le seul dénominateur commun de toute cette errance reste le caractère salvateur que l'écriture revêt pour moi. Beaucoup de distractions, de volonté d'apprendre dans la quantité, comme une volonté de me noyer sous une charge qui me permettrait d'anésthésier quelque chose dont le mot m'échappe encore. Que ce soit le code, les réseaux, la dactylo même, puis diverses philosophies... Non pas que je remette en question ce que ça m'a apporté mais force est de reconnaître que je me suis dispersé et me suis atrophié le muscle de l'écriture, le geste de la pensée. Car ai-je tant pensée ces derniers temps ? Sachant que ma pensée est directement liée à ma capacité de l'écrire? Je dois bien reconnaître que non. Je me suis perdu, au moins je commence à le reconnaître. J'ai laissé de côté l'écriture de mon deuxième roman, je ne finalise pas la publication de mon premier. Et ce site... Je ne parle que de faire des "articles plus longs" mais je me cantonne à l'exercice de ce journal, uniquement capable de remuer les écumes d'une pensée atrophiée. Alors certainement que rentre en jeu des problématiques plus profondes et impactantes que ma "dispersion" et sûrement que ces dernières sont liées à un manque de confiance en moi toujours et une peur, un blocage de publier et exposer une forme de médiocrité intellectuelle : car au final que suis-je si ma seule réelle compétence, écrire, ne produit qu'une bouillasse informe et commune : une bouillasse de mots médiocres s'échappant avec difficulté d'une âme fatiguée ? Je sais que ces mots renvoient à une négativité que je tente de repousser. Ne dit on pas que l'on invoque ce que l'on pense ? Mais je ne suis pas un fervent partisan de la pensée positive ou de la méthode Couée. Peut-être parce que ces dernières empêchent une exploration totale de soi-même. Ce texte n'est pas une prise de conscience, ni la borne d'un renouveau et la promesse que je me ressaissise. Juste le constat , le rappel qu'une seule chose me permet de garder la tête hors de l'eau : l'écriture. Écrire est la seule chose que j'ai à faire. Aussi important que respirer. Et je n'avais réellement aucune idée de l'impact qu'aurait (et qu'a encore un peu) l'apprentissage de la dactylo sur mon moral, sur mon océan intérieur. Je ne regrette rien et les progrès se ressentent réellement mais... Bref je ne vais pas répéter ce que j'ai écrit il y a une semaine. Parce que là aussi c'est autre chose symptomatique : mon esprit est tellement atrophié que je passe mon temps à radoter les mêmes choses. Je pensais m'arrêter là dessus sur ces mots avant de recommencer à tourner en rond mais je dois parler du plaisir que j'ai à avoir écrit ici-même. J'aurais pu comme d'habitude écrire dans mon journal pour moi-même. Mais même si c'est que je fais ici, la possibilité, même infime, que ce texte soit lu par d'autres yeux et une autre âme que moi fait ressortir une force différente : celle de l'expression. Sortir hors de soi pour éviter la nécrose. Ce sont les mêmes mots que j'aurais pu écrire, j'aurai été la même personne mais une énergie et un souffle supplémentaire s'est rajouté inconsciemment dans le lettrage à partir du moment où une partie de moi savait que je ne trouvais pas juste des mots mais qu'ils étaient surtout destinés à être partagé un jour. Être transmis. La transmission, mon point cardinal. Trouvé si tôt mais que j'ai toujours autant de mal à atteindre.
13 mai 2026
Concernant la dactylo, ça fait trois semaines que je ne bouffe que ça et ce qui s'avérait frustrant mais intérssant s'est transformé en petite crise existentielle ahah. Bon techniquement parlant je suis assez fier de moi, j'arrive à écrire ces mots sans regarder mon clavier, sans faire trop de fautes et à une vitesse de cinquante mots par minutes en moyenne, autant dire que je sens les progrès et que je trouve ça rassurant. Mais le malaise que j'ai et qui n'a cessé de grossir consiste dans le fait que pendant un mois, j'ai très peu écrit comme je le faisais d'habitude : ce n'était que des exercices et les mots que j'essayais d'écrire par moi-même étaient retenus par mes réflexions sur l'acte. LE résultat de tout ça étant que j'ai saboté ma principale capacité d'expression, celle que j'utilise quotidiennement, pendant plus d'un mois. J'ai tenté d'écrire à la main mais sans résultat,n'allant pas assez vite pour retranscrire assez d'états d'âmes. Peut-être que j'accuse la mauvaise chose mais je me suis senti extrémement pauvre créativement parlant et spirutuellement aussi. L'impression d'être une coquille vide. Et je ressens encore un peu cette sensation même si j'arrive de plus en plus à rentrer dans "le flow" comme on dit, sans penser à mes doigts qui tapent sur le clavier. Ca me permet d'entrevoir le potentiel de cette compétence pour mes écrits futurs et ne pas regretter de m'être autant saboté pendant ces dernières semaines. Parce qu'au risque de me répéter, je pense que ça valait la peine de faire ça et je regrette limite de ne pas avoir découvert l'importance de la dactylo il y a dix ans (merci Bernard Werber donc). C'est juste un must have pour les personnes qui écrivent régulièrement sur clavier. Mais par contre je n'avais aucune idée du revers de la médaille, bien que temporaire. Parce que je me suis réellement senti mal d'être ainsi bloqué dans ma volonté de coucher mes pensées par écrit. Vraiment mal j'insiste, à tel point que ça m'arrivait de taper mon bureau quand mes corrections incessantes brisaient le flux de mes pensées ( parce que oui écrire en regardant uniquement l'écran impose le fait de voir les erreurs de frappes instantanément). Mais la majorité de ma frustration est derrière moi maintenant. Je vois quand même la différence entre chacun de mes textes à mesure que les jours et la pratique passent ( on voit bien la différence entre ces mots et ceux de la derniètre entrée de ce journal! ). Et pour palier à ça je dois encore me jeter une ou deux fleurs : je n'ai pas lâché. Tous les jours, TOUS, je me suis forcé à m'exercer, à écrire, même quand la colère et la frustration n'étaient que mes seules émotions et qu'elles me poussaient à m'arrêter. Minimum trente minutes par jour. Le matin, la nuit après la fin de mon shift, ou les deux. Pour celleux que ça intéresse, voici les deux sites qui m'ont accompagné ces dernières semaines et que j'ai vraiment trouvé super : Keybr et Edclub. Je ferais peut-être un compte rendu plus poussé de cette aventure dans un article (ou pas je me met pas de pression vu que personne ne me lit ! ahah )3 mai 2026
Depuis une semaine j'apprend la dactylo sur clavier : à savoir que je tente d'apprendre à utiliser mes dix doigts. Sans regarder le clavier. Autant dire que c'est un supplice de tout réapprendre. J'ai la pensée autant hâché que mes gestes.( car si vous vous en doutiez : oui je tente de m'exercer en ce moment même). Je sais que ça se ressens. Je sens mon corps se tendre à mesure que mes gestes n'arrivent pas à retranscrire ma pensée. Alors c'est elle qui s'adapte ce qui me rend lent, tellement lent... Avant de commencer mon apprentissage je tournais à 40 ou 50 mots par minutes mais maintenant je me retrouve aux alentours de 15 ou 20 mots. Mais bon ça ne fait qu'une semaine, c'est un peu comme reculer pour mieux sauter car je vise les 100 mpm avec cette histoires. Et c'est toujours intéressant de faire ce genre de défi je trouve : frustrant mais intéressant. J'écris beaucoup moins mais c'est pour écrire bien plus dans le futur.20 avril 2026
Je pense à ces moments, comme les dernières semaines, où je (me) cherche. Je tourne en rond. Je gratte et creuse de manière aléatoire. Puis je sens venir quelque chose, une trouvaille qui n'éclate pas à mon visage mais plutôt qui s'allume petit à petit et éclaire un chemin que j'avais perdu sans trop savoir à quoi il ressemblait. C'est des moments que j'ai vécu, que je revivrais mais que je commence a connaître, a gérer et à endurer. Alors avec ce constat je me dis que j'aimerais optimiser cette connaissance. Faire que cette perte de repères dure le moins de temps possible, que je puisse reprendre ma route le plus rapidement. Mais au final, n'est ce pas ce temps "perdu" qui est la vraie trouvaille ? Les divagations, les expériences ratées / le doute, la crainte et l'ennui ? Optimiser ne revient qu'à enlever au temps sa capacité de creuser en nous mêmes. C'est frustrant certes pour des êtres fait de finitude mais c'est ainsi. Les seuls leviers que j'ai reposent sur 1 : l'acceptation et 2 : la souplesse. Accepter de prendre le temps et être souple, vif pour papillonner d'un endroit à un autre, sans se scléroser dans une illusion de réponsolution. Être le vent : c'est justement être vif. Alors le temps passe, et le feu revient pour qui prend la peine de garder en vie une étincelle invisible a l'œil nu.
13 avril 2026
J'ai relu ce que j'ai écris hier : des fautes et des tournures de phrases pas top. Je pourrais corriger mais j'ai pas envie. Après tout c'est pas très important que ces entrées de journal soient un peu brutes et sales. Déjà parce que peu de monde, voir personne ne les lira, mais surtout parce que leur forme fait clairement partie du processus. Depuis pas mal de temps maintenant j'essai de casser les obstacles entre l'acte de création et celui de la publication. Alors je laisse le monde juge d'estimer si il s'agit d'une quelconque forme de création mais de mon côté, ça reste un acte qui vient chercher quelque chose en dedans, et rien que pour ça ça vient me racler. Ces entrées je les écrit directement sur mon éditeur de code, entre balise html, sur le fichier de mon serveur. Un simple ctrl + S et le contenu est en ligne. Pas de brouillon et une relecture cantonné à la phrase précédente (parfois). Je tente de prendre à contrepied mon cerveau et mes émotions. Pas le temps d'avoir peur, pas le temps d'être perfectionniste. Si le prix à payer est d'avoir une écriture cabossée, du type randonnée hors sentier en montagne, bah j'ai envie de dire qu'au moins ça ressemblera pas à une IA. Allez quand même, peut-être qu'un jour je ferai un texte plus fourni et plus agréable à lire que ces courtes pensées prises sur un vif.
12 avril 2026
Moins l'actualité n'a de sens, plus je retourne vers des idées et des instincts que je laissais de côté : doutes, incertitudes, questionnements perpétuels... Des sentiments qui s'emparaient de moi et contre lesquelles j'ai toujours lutté. Mais au fond de moi j'ai toujours pensé - à contre courant - qu'il pouvait s'agir d'une force. Après tout les gens pétris de certitudes qui ne se remettent jamais en question sont les fossoyeurs du monde. La confiance en soi est certainement la plus grand eescroquerie de l'évolution, étant donné que l'humain doit la sienne à sa capcité sociale d'échange et de projection, pas à une quelconque affirmation de lui-même. Je lis Le Cygne Noir de NNT, ce qui conditionne un peu mes pensées du moment, tout en caressant dans le sens du poil tous ces doutes que la société et la vie en général nous force à maquiller. Une vie faite de doutes , le revendiquer, c'est exactement vers ce quoi on doit tendre, à une époque où le monde se fossilise dans les idées arrêtées mais pourtant nébuleuses et contradictoires. Dans un scientisme primaire qui s'érige en outil de contrôle plutôt que de réflexion. Lutter contre l'arrogance épistémologique : ces personnes qui pensent en savoir assez pour avoir la capcité de prédire l'avenir et ce qui est bon pour le monde. Comme des milliards de mes compatriotes terrestres, j'ai cherché ce mirage de la confiance en soi, tout en questionnant la rigidité intellectuelle qu'elle implique. Aujourd'hui j'essai d'assumer le fait de voir le monde à travers mes doutes, au risque de déranger des proches, frictionner des habitudes. Les certitudes restent un confort et en sortir c'est se mettre en danger. Et se fatiguer. Apprendre de Socrate, de Montaigne... L'essai et le doute...
8 avril 2026
Ca fait quelques jours que je réfléchis à comment retenir des choses. (problématique de long terme mais qui revient fréquemment). Notamment parce que j'ai finis "Le Hasard Sauvage" de Nassim Taleb et, bien que j'ai surligné à foison, j'avais l'impression de ne rien comprendre bon sang de bon soir. Surligner mes livres (des ebooks) est une pratique de longues dates. J'ai un stock immense de citations, de résumés que j'ai essayé de faire moi-même, justement pour assimiler. Mais là j'ai testé autre chose aujourd'hui. J'ai envoyé mes notes au Chat de Mistral et lui ai demandé de me faire une série de 20 questions, en me les posant une par une et en les corrigeant. Alors je suis assez critique de l'IA de manière général mais je suis pas dogmatique (excepté pour les réseaux sociaux). Et si il y a bien un usage que je trouve incroyable avec l'IA, c'est pas celui de faire les choses à notre place pour éviter toutes sensations de frictions : c'est celui d'optimiser l'apprentissage. C'est simple, dans les instructions de base du Chat, je demande expréssément qu'il se comporte comme un professeur juste mais sévère qui doit m'enseigner des choses. Bref. C'était l'expérience du jour concernant ma quête de connaissances éternellement inassouvies et je dois avouer que c'était plutôt concluant. A voir sur le long terme. Car certes ça me fait dépasser l'étape du syndrome du surlignage, ça me permet d'écrire sur le sujet, mais est ce que ce seront des connaissances qui resteront ? Le seul moyen est de les mobiliser ici même sur ce site. Après tout, la meilleure manière d'apprendre c'est d'enseigner et retransmettre l'info.
2 avril 2026
Hier soir, j'ai pas réussi à continuer à écrire mon livre. Je suis à 75 000 mots, à quelques chapitres de la fin mais je sens depuis deux semaines que le moteur cale. Trop mécanique, pas assez inspiré. Puis mon attention s'accapare sur d'autrs choses, comme ce site par exemple. Peut-être qu'écrire tard le soir quand je finis mon chiffre à l'entrepôt n'est pas forcément le meilleur moment (bien que j'y arrivais très bien avant). Mais je suis aussi obsédé par les vidéos de cette chaîne youtube Branch Education. La qualité de vulgarisation (et d'animation 3D) est un plaisir total. Première fois en plus que je craque sur une sponso, étant donné que j'ai acheté un abonnement pour Brilliant.org (oups). J'ai vraiment un craving pour l'apprentissage. Ca a toujours été un peu le cas mais si on pouvait me foutre un entonnoir avec de la connaissance jusqu'au fond du gosier, je subirais le gavage avec plaisir.